Le Kototama, l’art du « mot-âme » ou « son sacré »

La méditation sonore est présente dans de nombreuses traditions spirituelles. Elle consiste en des chants dits « sacrés » qui permettent d’élever son esprit et de renforcer son énergie. Le Kototama est une voie d’élévation spirituelle par la récitation des sons (koto) purs (tama).

Il s’agit d’un art multi-millénaire dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Les secrets de son enseignement furent apparemment conservés dans les « takeuti documents », des documents vieux de 3500 ans dont une partie était gardée précieusement par la famille impériale japonaise[1]. Il fut transmis au début du siècle dernier par l’empereur Meiji aux maîtres Ueshiba (créateur de l’Aikido) et Ogasawala, ce dernier l’ayant transmis à Sensei Nakazono, qui l’apporta en Inde, en France et aux USA[2].

Kototama veut dire, en japonais, l’âme des mots, ou le son sacré.
Koto = mot, son, et Tama = âme, esprit, ce qui est sacré, ce qui est pur.

À la fin des années 2000, les kototama firent leur entrée dans le monde du Reiki par l’entremise de Chris Marsh, maître Reiki anglais, qui vivait alors au Japon. Chrish Marsh affirma que les symboles utilisés dans le Reiki étaient liés à des lignes de sons ancestrales, des kototama. Depuis ces révélations, plusieurs lignées Reiki proposent des stages supplémentaires où sont transmises ces lignes de sons.

KotoTama, ou kotoDama ?

L’usage est de nommer « kotodama » la pratique des sons sacrés dans le Reiki, enseignée dans des stages courts et accessible à tous, et « kototama » l’art sacré transmis par l’empereur Meiji, qui est un enseignement initiatique s’apprenant sur plusieurs années.

Il s’agit d’une convention tacite entre les différents praticiens de ces techniques, puisqu’en japonais, il est très difficile d’entendre la différence entre le « T » et le « D ». Cependant, le « D » ne faisant pas partie des « consonnes racines » dans l’enseignement du Kototama, certains maîtres de cet art, dont notamment Isabelle Padovani, ont choisi de différencier le kotoDama, pratique de la méditation sonore, accessible à tou.t.e.s dès le deuxième degré de Reiki, et le kotoTama, enseignement relatif aux sons sacrés venus du Japon, qui comporte de nombreux aspects, et qui demande plusieurs années de travail pour le maîtriser.

Le Kototama, c’est quoi ?

L’enseignement du Kototama révèle qu’à l’origine de toute manifestation, il y a une vibration, qui passe des plans subtils aux plans concrets en suivant des processus bien précis. Connaître les secrets de ces processus permet de connaître l’Univers et ses Lois, et de se développer profondémment sur les plans énergétiques et spirituels.

L’enseignement du kototama est composés des lignes de sons étant à l’origine de la structure vibratoire de l’Univers ainsi que des principes qui régissent cette structure, de la manière de vocaliser ces sons, et d’un système philosophique permettant de connaître la signification primordiale d’un mot ou d’une phrase par l’analyse de sa signature sonore.

« Les documents de Takeuti, datés de 3500 ans au Japon, décrivent ainsi les événements sonores ayant marqués l’apparition de la Terre selon le mythe Nippon. Ils enseignent que les premiers êtres vivants supérieurs de notre planète, les « Sumela Mikoto », n’étaient pas des hommes physiques, comme le lecteur et nous, mais des êtres de nature subtile, qui utilisaient les sons pour agir sur la matière.

Avant d’aller se divertir dans un autre monde, ils enseignèrent à des « gardiens du son » la manière de transformer la lumière en matière par les kototamas »[1].


[1] Pascal K. Treffainguy « Reiki et Shintô, les kototamas », disponible sur Amazon
[2] Fabien Maman « le Tao du son », edition Guy Trédaniel

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